L’essor des locations touristiques a transformé le paysage immobilier dans de nombreuses villes et zones côtières, générant de nouvelles opportunités, mais aussi de nouvelles questions. L’une des plus courantes est celle où une communauté de propriétaires peut interdire à l’un de ses voisins de louer son logement comme hébergement touristique.
La réponse n’est pas tout à fait simple, car elle dépend de plusieurs facteurs, tels que les réglementations régionales, les statuts communautaires ou le type de logement. Ci-dessous, nous l’expliquons clairement.
Depuis 2019, la loi sur la propriété horizontale permet à une communauté de propriétaires de limiter ou de conditionner l’utilisation touristique des maisons par accord lors d’une réunion. Pour ce faire, une majorité des trois cinquièmes du nombre total de propriétaires est requise, ce qui représente à son tour les trois cinquièmes des quotas de participation.
Il est important de comprendre qu’il ne peut pas être interdit rétroactivement si cette utilisation touristique existait déjà avant que la restriction ne soit approuvée. Une location à long terme (plus de 30 jours) ne peut pas non plus être empêchée, car dans ce cas, elle n’est pas considérée comme une location touristique.
Oui, mais seulement si les statuts de la communauté le spécifient clairement. Si les statuts établissent que les appartements ne peuvent pas être utilisés à des fins autres que résidentielles, ou interdisent expressément l’utilisation touristique, cette clause peut être juridiquement valable.
D’autre part, s’il n’y a pas de limitation préalable dans les statuts, la communauté ne peut que limiter ou conditionner, mais pas interdire directement la location de vacances entièrement.
Sans interdire l’utilisation touristique, la communauté peut :
Ces décisions doivent également être adoptées à la majorité renforcée susmentionnée.
Si vous envisagez d’investir dans une maison à des fins touristiques, il est essentiel que :